Le lundi 02 avril,
une réunion s'est déroulée au collège public "Le
Chêne vert", à
l'initiative du Conseil Général.
Outre
la présence de Mme Massot, Vice-Présidente en charge des affaires
scolaires et d'un Fonctionnaire du Service concerné, étaient
invités et présents l'adjoint de Monsieur l'Inspecteur d'Académie,
des élus du secteur (Municipalités et Conseil Général), les
Principaux des collèges de Janzé et de Retiers, de Bain évidemment,
des représentants du Conseil Départemental de l'Éducation
Nationale, des représentants des parents d'élèves du collège.
Maladresse
? Choix délibéré ? : les représentants des Personnels n'étaient
pas invités à cette réunion (nous y reviendrons...).
Une
dizaine d'entre ces derniers, accompagnés de parents d'élèves, ont
tout de même investi la salle en début de réunion, sans que cela
pose problème.
Mme
Massot a présenté le cadre général de la réunion : il
s'agissait d'une réunion de concertation sur l'ensemble du sud du
département, mais avec une « focale particulière » sur
le collège "Le Chêne vert", sachant que tous les collèges
du département vont être « passés à la loupe » eu
égard à l'adaptation de leurs effectifs.
Le
but était d'envisager ensemble les possibilités permettant d'offrir
un accueil de qualité dans un certain nombre de collèges, dont le
nôtre.
La
question posée par Mme Massot était celle-ci : « Comment
faire pour que le Réseau public réponde aux demandes ? ;
« l'objectif n'étant pas de déplacer des populations mais de
voir les équilibres possibles ».
Mme
Massot a rappelé le coût d'un nouveau collège pour la collectivité
: 14 à 16 millions d'euros, le coût d'une extension "en dur"
d'un collège : 4 à 7 millions d'euros.
Puis
un Responsable des Services techniques du Conseil Général est
intervenu :
« Concernant
le collège public de Bain, les années 2012 et 2013 seront très
difficiles. Et ce qui n'est pas sûr ensuite, c'est la rapidité de
la baisse des effectifs à Bain, après l'ouverture du collège de
Crevin » (en 2014 théoriquement...).
« On
ne sait pas non plus si Crevin ouvrira sur deux niveaux de classe
dans un premier temps ou sur les quatre niveaux (cette décision sera
prise par l'Inspection académique). »
Ce
qui n'est pas sûr enfin, ce sont les prévisions d'effectifs, le
responsable technique ajoutant : « Mieux vaut des chiffres
même peu fiables que pas de chiffres du tout ». ( ! )
Que
voilà de saines prévisions pour une saine gestion !...
L'intervenant
pose ensuite ces trois questions :
Tout
ceci implique un calendrier (changement de l'organisation des
transports scolaires en cas de désectorisation, voir avec les
familles quelles seraient les contraintes pour elles...)
À
ce stade de la réunion, un représentant des Personnels a pris la
parole pour déjà regretter que des représentants de ces
derniers n'aient pas été invités à cette réunion. Il s'apprêtait
à poursuivre lorsqu'il fut interrompu abruptement par Mme Massot,
celle-ci expliquant qu'une délégation des Personnels avait déjà
eu l'occasion de s'exprimer au Conseil Général (c'est vrai mais
les représentants des parents d'élèves étaient aussi de la
délégation précédente au Conseil Général et ont pourtant
été invités officiellement à la réunion du 02 avril !...).
Le représentant des Personnels a tenu à poursuivre son
intervention, une fois passée la "saute d'humeur" de Mme
la Vice-Présidente du Conseil Général :
Il
a rappelé que les Personnels n'étaient pas les plus mal placés
pour évoquer la problématique du sureffectif au collège de
Bain...; que le thème central de cette réunion (la désectorisation)
était trop réducteur, cette désectorisation ne résolvant pas
suffisamment le problème et lui semblant d'ailleurs difficile à
mettre en place...
Il
a pointé enfin qu'en dépit de la présentation générale laissant
entrevoir plusieurs hypothèses, telle une extension en dur, la
décision d'installer des classes mobiles était en fait déjà
prise.
Et
pour reprendre les termes d'optique utilisés par Mme Massot :
focale, loupe, nous aurions pu dire que avions peut-être le meilleur
téléobjectif...).
Le
manque patent d'anticipation à plusieurs niveaux a enfin été
souligné :
Le
Conseil Général : il eût été possible d'envisager une
extension "en dur" du Collège de Bain, voici déjà au
moins trois années. C'est en outre cela que nous souhaitons pour
l'avenir car le collège de Crevin n'empêchera pas à notre sens un
sureffectif significatif dans les années suivantes. D'où la
proposition de la construction d'une aile pour l'un des bâtiments
et/ou d'un nouveau bâtiment à l'emplacement des actuelles classes
mobiles, jugées en outre très mal isolées thermiquement et
phoniquement et ne constituant pas une solution pérenne. Enfin, une
extension en dur de la cantine scolaire (actuellement "sur-saturée")
serait réalisable.
Enfin,
il a rappelé la nécessité de construire un nouveau collège
(pour le long terme) dans le sud du département (le secteur de
Guipry-Messac s'y prêtant particulièrement).
Une
représentante des Personnels est à son tour intervenue pour
dire aussi sa colère à l'idée que nous n'ayions pas été invités
et au constat que les éléments présentés par le Conseil Général
ne présentaient aucune nouveauté par rapport à la réunion du 07
mars au Conseil Général. Ils étaient en outre quasiment illisibles
dans la salle ce jour pour des raisons techniques.
Les
représentants des Personnels, accompagnés par la plupart des
parents d'élèves, ont ensuite quitté la salle, la
réunion se poursuivant.
Pour
les Représentants des Personnels
Patrice
Vannier